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Mai 2026

Briefer un agent autonome

Un bon brief d’agent impose zéro question avant livraison, force une confrontation multi-agent sur l’architecture avant le code, et reste minimal pour préserver la liberté de conception.

Un agent autonome qui pose dix questions avant de commencer n’est pas autonome. Mais un agent qui code sans réfléchir produit du jetable. Le brief doit tenir cette tension. Donner la liberté sans donner le flou.

Zéro question, mais une confrontation d’abord

La première contrainte est dure. Zéro question avant livraison. L’agent doit lever ses ambiguïtés par le raisonnement, pas en renvoyant la charge à l’humain. Cela force un brief assez clair pour être exécutable d’un trait.

Avant la moindre ligne de code, on impose une confrontation multi-agent. Plusieurs points de vue s’opposent sur l’architecture, l’UX, l’algorithme et les données. On débat des choix structurants tant qu’ils sont gratuits à changer. Le code ne vient qu’après cet accord.

Un prompt minimal

Le prompt reste volontairement court. On fixe l’objectif, les contraintes dures et les critères d’acceptation. On ne dicte pas la structure des fichiers ni le découpage des modules. Sur-spécifier tue la liberté architecturale et bride les meilleures solutions.

Moins de directives, plus d’intentions. L’agent choisit comment, on choisit quoi et pourquoi. Le principe à retenir. Un bon brief contraint le résultat et libère la méthode.