Après des mois de bricolage, un serveur accumule paquets manuels et dépôts tiers. Audit, purge et upgrade pour revenir à une base propre et reproductible.
Un serveur qui tourne depuis longtemps porte des couches de modifications dont personne ne se souvient. Paquets installés à la main, dépôts ajoutés pour une seule dépendance, résidus de tests. Le remettre à plat est souvent plus sûr que de continuer à empiler.
Auditer avant de purger
On commence par l’inventaire. Lister les paquets installés manuellement, distincts de ceux tirés par la distribution. Lister les dépôts tiers actifs, ceux qui ne viennent pas des miroirs officiels. Chaque entrée doit se justifier ou partir.
Beaucoup de paquets manuels datent d’un besoin ponctuel résolu depuis. Un dépôt tiers oublié peut tirer un paquet qui écrase une version système et casse une mise à jour.
Purger, mettre à jour, nettoyer
On retire les dépôts tiers inutiles et les paquets qu’ils servaient. On laisse la distribution reprendre la main sur les versions. On applique l’upgrade du kernel et des paquets de base pour repartir sur une ligne supportée.
Reste le nettoyage des résidus : configs orphelines, fichiers laissés par des paquets désinstallés, caches. Une base propre se documente : ce qui est installé, pourquoi, et d’où ça vient.
Le principe : un serveur exploitable est un serveur reproductible. Si l’état actuel ne se réexplique pas, il faut le ramener à une base connue avant qu’il ne le faille en urgence.