Le streaming long format casse les GUI d’acquisition. LabRecorder, XDF et boucle custom face au staging automatique et à la dérive du montage humide.
Une session de quelques minutes ne révèle aucun problème. Une nuit complète, soit huit heures de flux continu, fait apparaître les limites cachées de la chaîne logicielle. La GUI lâche rarement par crash, plus souvent par fuite mémoire progressive ou par accumulation dans un buffer qui finit par saturer.
Pourquoi le long format casse
Une interface graphique d’acquisition garde souvent en mémoire de quoi tracer et inspecter le signal. Sur huit heures, ce tampon grossit indéfiniment si rien ne le vide. LabRecorder avec un format XDF gère mieux l’écriture continue, mais reste sensible à l’espace disque et à la latence d’I/O quand un seul fichier enfle.
Une boucle d’acquisition custom, sans rendu graphique, déplace la contrainte vers l’écriture disque, beaucoup plus prévisible.
Staging et limite humaine
Le staging automatique découpe l’enregistrement en segments horodatés écrits puis fermés au fil de l’eau. La mémoire reste bornée et un incident n’emporte qu’un segment. Mais aucune astuce logicielle ne corrige la limite physique : un montage humide dérive après 2 à 3 h, le gel sèche et l’impédance monte.
Le principe à retenir : pour le long format, bornez la mémoire par staging et acceptez que la vraie limite soit l’électrode, pas le logiciel.