Agrandir un disque LVM tient en quelques étapes. Le piège récurrent est d’oublier le resize du système de fichiers après celui du volume logique.
Le disque est plein, l’hyperviseur a déjà alloué plus d’espace, mais la partition ne grossit pas. LVM ajoute une couche d’abstraction utile, à condition de connaître ses trois étages.
PV, VG, LV : trois couches à aligner
Le physical volume (PV) est le disque ou la partition brute donnée à LVM. Le volume group (VG) est le pool d’espace agrégé. Le logical volume (LV) est la tranche présentée au système comme une partition.
Agrandir suit l’ordre des couches. On étend le PV pour qu’il voie le nouvel espace du disque. Le VG récupère cette capacité. On étend alors le LV pour qu’il prenne l’espace libre du VG.
L’étape oubliée : le système de fichiers
À ce stade le volume logique est plus grand, mais df montre toujours l’ancienne taille. Le système de fichiers posé dessus n’a pas bougé. Il faut le redimensionner pour qu’il occupe le LV agrandi.
Un flag évite l’oubli : étendre le LV en demandant le resize du système de fichiers dans la même commande. Une seule opération, le LV et le filesystem grandissent ensemble. C’est l’étape qu’on saute le plus souvent en deux temps.
Le principe : trois couches, un ordre. Le disque ne sert à rien tant que le système de fichiers du dernier étage n’a pas été étendu.