Un capteur de profondeur grand public est calibré pour une pièce, pas pour l’œil en champ proche. L’eye-tracking exige des caméras infrarouge et des LEDs IR.
Pour suivre le regard dans un casque, l’instinct est de réutiliser un capteur de profondeur grand public. C’est le mauvais outil, pour une raison d’échelle.
Calibré pour la pièce
Ces capteurs sont conçus pour mesurer une scène à l’échelle d’une pièce : un corps à deux mètres, une main à un mètre. Leur résolution et leur portée minimale sont taillées pour ces distances.
L’eye-tracking travaille en champ proche, à quelques centimètres de l’œil. La cible n’est pas un volume, c’est la réflexion cornéenne : un reflet ponctuel sur la surface de l’œil. Le capteur de profondeur n’a ni la résolution ni la distance de travail pour ça.
Le bon capteur
La solution est optique et active. Des LEDs infrarouge éclairent l’œil et créent des reflets contrôlés sur la cornée. Des caméras infrarouge courte focale, placées tout près, observent la pupille et ces reflets.
La position du regard se déduit de la géométrie entre pupille et reflets cornéens. C’est précis, rapide et insensible à la lumière visible. Le principe à retenir : choisir le capteur selon l’échelle de mesure, pas selon sa disponibilité.