Électrodes sèches, humides ou semi-dry : le gel établit l’interface électrochimique. Sans lui, il faut un étage buffer actif pour gérer l’impédance.
On parle d’électrodes sèches comme d’une commodité, alors que le gel conducteur n’est pas un consommable optionnel : c’est lui qui crée le pont électrochimique entre la peau et le métal. Le retirer change la nature physique de la mesure.
Trois régimes d’interface
L’électrode humide noie le contact dans un électrolyte qui stabilise le potentiel et abaisse l’impédance à quelques kiloohms. La semi-dry libère une petite quantité d’électrolyte à la demande, compromis entre confort et durée. La sèche, elle, s’appuie sur un contact capacitif ou résistif à très haute impédance.
À haute impédance, le moindre courant de polarisation de l’ampli crée une tension d’erreur énorme. C’est là que l’électrode sèche échoue sans électronique dédiée.
La séquence est inversée
Le sec n’existe vraiment qu’avec un étage buffer actif intégré à l’électrode : un suiveur à très haute impédance d’entrée présente un signal basse impédance au câble. La séquence est inversée par rapport à l’intuition, le buffer libère du gel plutôt que le gel libère du buffer.
Le principe à retenir : avant de promettre du sans-gel, demandez où est l’étage actif. Sans lui, le sec n’est pas une électrode, c’est une antenne.