Un SDR sur un balcon capte vraiment de l’ADS-B à 200 km. Mais l’horizon radio et le bruit urbain fixent des bornes. La fusion sert surtout à filtrer les faux positifs.
Depuis un point fixe, on capte plus qu’on ne croit, et moins qu’on ne l’espère. Mesurer ce que voit vraiment un SDR évite de surestimer un dispositif.
Ce qui passe et ce qui bloque
Un SDR sur un balcon reçoit l’ADS-B d’un avion à 200 km, parce que l’appareil est haut et que la ligne de vue dégagée porte loin. Pour un avion, l’altitude repousse l’horizon radio bien au-delà du sol.
Au ras du sol, l’horizon radio est court. Un émetteur bas derrière un immeuble est invisible. Le bruit urbain ajoute un plancher : électronique, alimentations, réseaux brouillent les bandes basses et noient les signaux faibles.
À quoi sert la fusion
Empiler plusieurs capteurs n’augmente pas magiquement la portée. Chacun reste borné par sa physique et son horizon. La fusion ne crée pas de la portée qui n’existe pas.
Sa vraie valeur est de réduire les faux positifs. Une détection confirmée par deux modalités indépendantes est crédible. Une seule modalité reste une hypothèse. Le multi-capteurs achète de la confiance, pas de la distance.