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Mars 2026

Rejeter les artefacts EEG hors du laboratoire

Sur le terrain, le signal utile est noyé sous le mouvement, le clignement et le secteur. ASR, templates ICA et ORICA en ligne, et le risque du sur-nettoyage.

En laboratoire, le sujet est immobile et l’environnement contrôlé. Sur le terrain, le signal EEG utile est noyé sous les artefacts de mouvement, le clignement, l’activité musculaire et le bruit secteur. Aucun filtre simple ne sépare ces sources, car elles recouvrent les bandes d’intérêt.

Trois outils complémentaires

L’ASR, ou Artifact Subspace Reconstruction, apprend une statistique de référence sur des segments propres, puis reconstruit en ligne les portions où le signal sort de ce sous-espace. La projection de templates ICA retire des composantes d’artefact stéréotypées, comme le clignement, identifiées une fois. L’ORICA met à jour une décomposition ICA en continu, pour suivre des artefacts qui évoluent au cours de la session.

Ces trois outils agissent à des échelles de temps différentes et se complètent plutôt qu’ils ne se remplacent.

Ordonnancement et calibrage

Le vrai enjeu n’est pas le choix d’un outil mais leur ordonnancement et leur calibrage. Trop agressif, l’ASR efface des portions de signal réel et appauvrit la mesure. Trop permissif, il laisse passer le bruit qui contamine l’analyse en aval. Le seuil dépend de la qualité du segment de calibration, qui doit être réellement propre.

Le principe à retenir : un rejet d’artefacts mal calibré ne nettoie pas le signal, il en fabrique un autre.